dimanche 9 octobre 2016

Les tribulations d'un étudiant en généalogie (épisode 3)

Pas de tout repos la vie d'étudiant, surtout qu'il faut gérer cela avec le travail et d'autres activités...
Lever aux aurores pour partir travailler (analyses d'ADN, typages MIRU-VNTR, recherche de Mycobacterium tuberculosis ou de Brucella melitensis, etc...) et généalogie le soir et le week-end.
Il y a l'association dont je suis un des responsables, des salons de généalogie qui approchent, des publications à finaliser et à éditer, un salon de généalogie à Tournai en 2017 à préparer, etc...
Et puis il y a le diplôme universitaire en généalogie.  Des cours, deux jours par semaine, en vidéo : de l'histoire du droit, de la généalogie, de l'héraldique (j'arrive à lire des blasons maintenant !) et de la paléographie pour se détendre (vive les notes tironiennes et autres abréviations !), sans oublier l'histoire moderne et un peu d'onomastique.
 
Archives de l'Etat à Tournai : quelques volumes de transcriptions hypothécaires

Enfin, il y a le mémoire.  Là je m'amuse vraiment.  Travailler sur un couple marié vers 1840, ajouter un peu d'ascendance, un peu de descendance et plein de sources annexes.  En allant au-delà de l'état civil et des registres paroissiaux, j'ai vraiment l'impression de découvrir ce qu'est vraiment la généalogie.  Certes j'ai l'habitude de l'ancien régime, du notariat ancien, du tabellion et du dépouillement systématique d'archives anciennes, mais là je découvre le plaisir des recherches au 19e siècle, période que j'ai toujours négligée.
Avec ce travail, je vais pouvoir raconter une histoire, l'histoire, la vie d'un couple, avec ses joies et ses peines, en lien avec l'histoire de la ville de Tournai, rechercher une partie de ses ancêtres et de ses descendants.  L'ascendance se situe à Tournai et dans le nord de la France, elle me permettra d'aborder les difficultés des recherches généalogiques sur Tournai, le recensement des habitants de Tournai en 1741 (mes premières publications généalogiques, il y a plus de 10 ans déjà) et le tabellion de Lille.  L'enregistrement, les hypothèques et le cadastre me permettent de découvrir les lieux de vie des protagonistes de cette histoire.  Le couple que j'ai choisi, vit d'abord dans le centre ville, avant d'aller s'installer dans les faubourgs de la ville, dans une maison qu'ils ont construite (et qui existe toujours).  L'époux a fait un testament olographe, j'ai pu retrouver sa transcription et j'ai ainsi découvert les actes passés sous seing privé.
Pour la descendance, je dois faire la descendance complète d'un des enfants du couple.  J'hésite encore entre deux enfants (peut-être que je ferais les deux alors) : le fils aîné qui deviendra peintre comme son père, et dont les descendants seront aussi peintres ou une fille qui épouse un boulanger et va s'installer dans la ville voisine d'Antoing (l'intérêt serait de pouvoir exploiter les registres de population d'Antoing et de trouver normalement un conseil de famille de tutelle, d'aborder un couvent de religieuses de Tournai et aussi d'aller jusqu'aux contemporains que je connais et d'avoir peut-être des photos de famille pour illustrer, sans oublier que je pourrais alors parler d'une célébrité du 9e art en Belgique !)
J'ai vraiment l'impression que je vais écrire un roman avec tout ce que j'ai trouvé et ce que j'espère encore trouver !  Cela va être difficile de ne faire que 100 pages !
 
Ci-dessous un mélange de photos ayant un lien proche ou lointain avec le mémoire à réaliser.
 
 

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